Si vous me demandez où poser vos valises pour explorer les Alpilles, je réponds toujours la même chose. Saint-Rémy-de-Provence pour ne rien perdre de l’ambiance, Maussane ou Eygalières pour un vrai village sans sacrifier le confort, Aureille si vous cherchez le calme complet. Les Baux-de-Provence méritent le détour mais je garde une réserve sur leur prix pour y dormir. Le massif se traverse en une petite demi-heure de voiture d’un bout à l’autre, donc le choix tient surtout à l’ambiance du soir, pas à la distance entre les villages.
| Village | Ambiance | Budget nuit en été |
|---|---|---|
| Saint-Rémy-de-Provence | animée, centrale, boutiques | élevé |
| Maussane-les-Alpilles | village vivant, familial | moyen |
| Eygalières | authentique et un brin chic | moyen à élevé |
| Aureille | calme, préservé du monde | moyen |
| Les Baux-de-Provence | spectaculaire, très touristique | élevé |
Saint-Rémy-de-Provence, la base la plus pratique
Saint-Rémy reste ma référence pour un premier séjour dans les Alpilles. Le village s’organise autour de boulevards ombragés de platanes et de boutiques d’artisanat qui donnent tout de suite le ton. Van Gogh y a peint plus d’une centaine de toiles pendant son séjour à l’asile Saint-Paul et le site archéologique de Glanum se visite en sortant à peine du centre. Le grand marché du mercredi matin remplit les rues et les terrasses jusqu’à midi. Saint-Rémy se trouve à trente minutes d’Avignon en voiture, ce qui en fait un point de chute central pour rayonner sur tout le massif. La contrepartie : l’été fait grimper les prix et les bonnes adresses se réservent tôt.
Maussane et Eygalières, l’équilibre entre charme et confort
Entre l’agitation de Saint-Rémy et le silence d’Aureille, ces deux villages tiennent le juste milieu. Maussane-les-Alpilles compte une cinquantaine de gîtes et chambres d’hôtes et cinq hôtels, de quoi trouver une adresse à son goût même en pleine saison. On y mange bien, à L’Oustaloun ou Au 49 et les moulins à huile du coin pressent l’huile d’olive AOP de la vallée des Baux. Eygalières joue une carte plus raffinée : ruelles pavées, maisons en pierre au jardin provençal et la chapelle Saint-Sixte, un petit édifice roman du douzième siècle perché sur son tertre entouré de cyprès. Le village a aussi ses ruines de château, avec l’esplanade du vieux donjon en récompense de la montée.
Aureille, où dormir pour un calme total
Aureille reste le village le plus préservé du massif et c’est la raison pour laquelle je le recommande à qui fuit la foule estivale. Les ruines du château du douzième siècle dominent la plaine de Crau et se visitent en accès libre. L’ancien moulin à huile du dix-septième siècle et les oratoires communaux racontent le village d’avant le tourisme et quelques commerces traditionnels suffisent aux courses du séjour. Comptez peu d’animation le soir : c’est le prix de la tranquillité, pas un défaut.
Les Baux-de-Provence, si le prix ne vous arrête pas
Les Baux-de-Provence portent le titre de village le plus visité de France, posé sur un éperon rocheux qui domine toute la plaine. La Carrière des Lumières, avec ses projections immersives dans une ancienne carrière de pierre, justifie à elle seule le déplacement. Le souci arrive au moment de dormir : les tarifs hôteliers et locatifs comptent parmi les plus élevés des Alpilles, surtout entre juin et septembre. Je conseille plutôt d’y passer une journée bien remplie depuis Saint-Rémy ou Maussane et de garder son budget nuitée pour un village voisin.
Quel budget prévoir et quand réserver ?
Comptez entre 120 et 220 euros la nuit pour une chambre double correcte de juin à septembre et entre 80 et 140 euros le reste de l’année. Quelques repères avant de bloquer vos dates :
- Réservez trois à six mois à l’avance pour juillet, août ou les ponts de mai : les adresses avec piscine partent en premier.
- Prévoyez un minimum de trois à sept nuits l’été sur certaines locations avec piscine.
- Le massif forestier ferme parfois l’accès entre le premier juin et le trente septembre par arrêté préfectoral en cas de risque incendie, un point à vérifier la veille d’une balade.
- Une voiture change tout ici : les bus Zou existent mais tournent au ralenti le dimanche, comptez trente à soixante euros la journée de location.
Les hébergeurs qui portent le label Valeurs Parc s’engagent sur le développement durable du territoire. Ça ne change rien au confort de la chambre mais ça oriente vers des adresses qui jouent le jeu du massif plutôt que celui du tourisme de masse. Je laisse Mouriès et Orgon de côté dans ce tour d’horizon : de bons villages à visiter en journée mais moins fournis en adresses pour dormir sur place.







