Que faire dans le Vaucluse : mes adresses préférées

Le Vaucluse tient sur une carte routière et il faudrait pourtant des semaines pour en faire le tour. Après plusieurs saisons à accueillir des voyageurs ici, je reviens presque toujours vers les mêmes adresses : le palais des Papes pour l’histoire, les villages perchés du Luberon pour la lumière du soir, le Mont Ventoux pour l’air pur, les marchés et les caves pour finir la journée à table. Voici la sélection que je propose à chaque arrivée.

Avignon et les grands sites historiques du Vaucluse

Avignon ouvre presque toujours le séjour. Le palais des Papes domine la ville depuis le XIVe siècle et se visite en deux bonnes heures, entre la Grande Chapelle et les terrasses qui surplombent le Rhône. Juste en contrebas, le pont Saint-Bénézet ne garde que quatre arches sur les vingt-deux d’origine mais la vue sur la cité depuis ses pierres compte parmi les plus belles du département. À une demi-heure de route, le théâtre antique d’Orange conserve son mur de scène du 1er siècle, un cas unique en Europe. Allez-y en fin d’après-midi : la pierre prend une teinte dorée que les photos du matin ne rendent jamais. Vaison-la-Romaine complète le trio, avec ses vestiges gallo-romains étalés sur plusieurs hectares et sa cité médiévale accrochée au rocher juste au-dessus.

Les villages perchés du Luberon qui valent le détour

Le Luberon aligne des villages classés parmi les plus beaux de France, chacun avec son caractère propre.

Gordes

Gordes surplombe la vallée avec son château Renaissance et ses ruelles de pierre blonde. Le village des Bories, tout proche, montre des cabanes en pierre sèche bâties par des bergers dès le XVIIe siècle. Une demi-heure suffit pour en faire le tour, avant de reprendre la route vers l’abbaye voisine.

Roussillon

Roussillon se reconnaît à ses façades ocre et à son sentier balisé au milieu d’anciennes carrières, entre falaises rouges et pins parasols. L’entrée reste modeste et de bonnes chaussures évitent les glissades sur le sol coloré.

Ménerbes

Ménerbes garde ses remparts et son passé de village fortifié. Picasso y a habité et la Maison de la Truffe et du Vin permet de goûter les produits du coin avant de reprendre la route.

Le Mont Ventoux, le Colorado provençal et les gorges de la Nesque pour ceux qui veulent bouger

Le Vaucluse n’est pas qu’un musée à ciel ouvert. Plusieurs sites se découvrent en marchant ou à vélo, loin des foules des villages.

  • Le Mont Ventoux culmine à 1912 mètres et se grimpe par la route depuis Bédoin, Malaucène ou Sault. Le sommet, souvent dégagé, ouvre sur les Alpes et parfois sur la Méditerranée.
  • Le Colorado provençal, à Rustrel, occupe une ancienne carrière d’ocre aux falaises rouges, avec des sentiers balisés pour tous les niveaux.
  • Les gorges de la Nesque serpentent sur presque vingt kilomètres entre Villes-sur-Auzon et Monieux, avec plusieurs belvédères dont le fameux Rocher du Cire.
  • Le Mourre Nègre, point culminant du Luberon, récompense une marche de quatre heures aller-retour par un panorama à 360 degrés.

On surnomme le Ventoux le Géant de Provence. Son sommet blanc qu’on croirait enneigé n’est en réalité que calcaire nu, battu par un vent qui dépasse par endroits les 250 km/h.

Où goûter le vin et flâner sur les marchés du Vaucluse ?

Sur la route des vins

Châteauneuf-du-Pape domine ses vignes depuis une colline et porte une appellation reconnue depuis 1936, réputée pour ses rouges puissants et ses blancs aromatiques. Gigondas et Vacqueyras, un peu plus au nord, complètent la route avec des crus tout aussi recherchés des amateurs. La plupart des domaines ouvrent leurs caves toute l’année pour une dégustation, souvent gratuite chez les petits producteurs.

Aux marchés provençaux

Le dimanche matin, L’Isle-sur-la-Sorgue rassemble ses antiquaires réputés le long des canaux, entre produits du terroir et brocante. Le samedi, c’est au tour d’Apt d’installer son marché, l’un des plus courus du Luberon, avec fruits confits, fromages de chèvre et huile d’olive locale. Prévoir d’arriver tôt reste le seul vrai conseil, la foule grossit vite dès dix heures.

Les champs de lavande et l’abbaye de Sénanque

La floraison atteint son sommet entre fin juin et début août, sur le plateau de Sault ou autour de l’abbaye de Sénanque, près de Gordes. Fondée en 1148, l’abbaye abrite encore des moines qui ouvrent leur église et leur cloître à la visite. Le matin tôt reste le meilleur moment : la lumière rasante sur les rangs violets et le silence du site n’ont plus rien à voir avec l’affluence de l’après-midi.

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